



Salut tout le monde,
comme promis, il faut que je vous raconte l'histoire de la voiture que Nico, un de mes deux compères, a acheté mi-septembre. Tout commença par une belle journée (si rare ici) où Nico ramena l'objet de son achat. Le premier souci était déjà arrivé, puisque Nico fut dans l'impossibilité d'ouvrir la portière conducteur. Ce léger inconvénient est tout à fait surmontable, mais avions-nous affaire à un petit détail de l'histoire ou au début d'une série de "pasdebol" ? Cette deuxième hypothèse fut acceptée très tôt.
Alors que nous avions besoin de cet outil technologique deux jours après l'acquisition, celui-ci refusa de nous emmener. A croire que la clio est joueuse et qu'elle veut s'amuser avec nous. Cette fois-ci, elle avait décidé de bloquer les roues à l'aide de mâchoires situés dans le système de freinage (me demandez pas, suis pas mécano, et j'comprend pas tout aux termes techniques). Là, Nico fut obligé de faire appel à un garagiste, car l'ensemble des connaissances de nous autres les 3 colocs fut largement insuffisant pour contrecarrer cette mauvaise blague de notre moyen de locomotion. Deux jours plus tard la voiture était réparée, et nous pûmes profiter de ses bienfaits, en faisant de grosses courses, en allant en vadrouille guidés par notre instinct, et à l'occasion aller à l'aéroport chercher de nouvelles personnes, ou en ramener qui sont sur le départ.
Cette dernière action n'eut pas le temps d'être menée à bien. La clio guadeloupéenne est décidément très capricieuse. Plusieurs fois avant le moment fatidique, il nous semblait bizarre qu'une voiture essence ait autant de mal à démarrer et surtout à accélerer, notamment dans les côtes; en fait, on aurait dit une diesel. L'objet de cette nouvelle péripétie fut découvert très tôt plus tard, lorsque Nico, aussi urbain et solidaire qu'il soit, proposa d'utiliser sa voiture comme taxi pour l'aéroport. La voiture eut tout d'abord énormément de mal à démarrer, avec pourtant un starter activé au maximum, puis plus rien. Il fut d'obliger de l'abandonner le long de la route, à 200m de chez nous (et oui, elle a même pas passé un kilomètre). Tof ayant quelques notions de mécaniques, il réfléchissa aux différentes hypothèses. Batterie ? Démarreur ? Bougies ? Eurekâ, ce ne peut être que ça ; de vilaines bougies éteintes définitivement. Hop hop hop, c'est un travail très facile à effectuer, et il y a donc juste besoin de quelques menus outils, et d'un autre jeu de bougies.
Mais rappelons qu'il s'agit de la clio guadeloupéenne, et ce serait trop facile de changer juste des bougies, pour qu'elle ronronne comme elle devrait. Influençant le héros de cette histoire, la clio devait encore lui en faire chier un bon moment avant d'être enfin apprivoisée. C'est lorsque nous décidâmes de faire du stop pour aller dans un grand centre commercial acheter le matériel que nous avions besoin (tout ça pour elle), que Nico perda maloncontreusement ses clés, qui bien sûr (sinon ça serait pas drôle) n'étaient qu'en un unique exemplaire. Nous arrivons alors à l'apogée de ce que nous pouvons appeler "the journey of Nico". Ce pauvre bougre, qui vient de perdre ses clés, qui a une voiture hors d'usage après deux ou trois semaines, a aussi un ordinateur très vieux et qui supporte peut-être un peu mal le climat ambiant. La série d'emmerdes semblait continuer inexorablement. Le PC décida d'être solidaire avec la clio, et planta. Alors que désespéré, n'ayant rien d'autre à faire que de chercher ses clés sur le chemin que nous avions emprunté jadis pour faire du stop, l'attente de la voiture n'en fut que plus pressante, et un pneu décida d'abandonner la partie en crevant lamentablement à l'arrêt.
Je crois qu'à cet instant, le fond du gouffre était largement visible. Il ne pouvait arriver que du mieux. En désespoir de cause, ayant ce qu'il faut pour réparer la voiture, malgré le manque de clés, nous décidâmes de braquer la voiture, comme dans les films. De nombreuses techniques furent abordées, mais aucune n 'eut l'effet escompté. C'est en essayant la technique du cintre, qu'enfin une lueur d'espoir apparut. Alors que nous nous débations pour essayer d'atteindre le loquet, avec deux cintres complètement repensés, avec une complexité de manoeuvres égalant sûrement les meilleurs horlogers (je déconne), c'est par une arrache totale que nous arrivâmes à ouvrir la portière avec la poignée intérieure. je ne suis pas en mesure de vous l'expliquez simplement mais le résultat était là, la voiture était enfin ouverte : soulagement et cris de joie !
Ouhla, redescendons sur terre, on a juste ouvert la porte, ce qui n'est rien objectivement, il reste encore à changer les bougies, le pneu, et trouver une solution pour les clés. Les deux premiers travaux furent effectués avec plus ou moins de difficultés. Pour les clés, il fût décidé que la meilleure solution était de choper soit le neman, soit l'ouverture du coffre pour l'emmener ensuite à un serrurier et refaire la clé la plus utile.
C'est alors que la grâce, ou du moins l'arrêt brusque des emmerdes toucha Nico. Tout d'abord, l'ordi impotent décida de lever son piquet de grève et de fonctionner, au bonheur de son utilisateur. Ensuite, après une matinée banale de cours, revenant par le chemin longeant la nationale que nous empruntons sans cesse, et que nous avions emprunté ultèrieurement lors du stop, le miracle arriva. Marchants devant Nico avec tof, nous brassâmes sans doute un peu tous les détritus présents, et Nico entendit un buit métallique caractéristique provenant de notre marche. Dans une hallucination totale, il se pencha et découvrit les saintes clés, gisant nonchalemment, ne se doutant pas de la joie immense qu'elles apportaient alors.
Ah destin quand tu nous tiens ! Beaucoup de leçons pourraient être tirées de cette histoire. En tout cas, cet anecdote me fait bien marrer, et je tenais à vous la faire partager.
Astalavista (désolé pour les hispanophiles)
6 commentaires:
Les péripéties de Nico...de toute beauté! Alors là lé colocs je vous préviens ce n'est que le début d'une grande aventure avec celui-là....alors bon courage et à le prochaine pour de nouvelles histoires!! Gros bisous Chacha (la soeur du blondinet)
mdr
je vous imagine dans une dépression profonde, limite les larmes aux yeux, rongé par la haine et le désespoir
tout d'abord mon totom d'amour je tenais à te féliciter pour ton style d'écriture qui tient tes lecteur en haleine tout au long de ton récit. Et je sais de quoi je parle c'est pas donné à tout le monde...lol
sinon tu pourras dire à ton pote que nous on vend un clio 2 si il veut on lui envoie en collisimo par la poste mdr
tu nous manques mon totom.
Biz
trop excellentissime votre anecdote. J'offre toute ma compassion à ton pote Nico... plein de bisous
Je ne comprends pas pourqoi personne ne me félicite pour cette histoire qui sans moi ne serait-rien...! Et qui vous a permis de vous decontracter, et de tater un peu l'ambiance qui ce trame dans cette coloc' de tapette a chiotte!!
Topette Nico
Désolé, je me reprends....:
C'est dans ce moment de pur bonheur (les larmes de joie se jettent sur mes joues...) que je félicite NICO, Véritable héros de cette série blogueusité, Toutes mes félicitations à cette réussite totale et à l'envie que tu nous fais. Juste en un mot : OUAH !!!
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