samedi 4 octobre 2008

Les chutes du Carbet







Hi amis et famille,

Ces deux derniers jours, nous fûmes, moi et trois autres compères, partis en randonnée en Basse-Terre. Au programme, la randonnée des chutes du carbet, juste en dessous de la Soufrière. Le départ de cette randonnée se trouve non loin de Capesterre. Au départ de PAP, nous partâmes par équipe de deux sur le bord de la nationale pour faire du stop. Ce premier essai de stop fût un succès dès le départ, et avec Tof, nous fûmes très tôt arrivés au parking de la 3ème chute, qui (très logiquement) est la plus basse.

Par cette belle matinée, nous partîmes donc, fringuants, avec nos sacs de rando surchargés, pour aller découvrir cette première chute (qui je le rappelle est la 3ème). Après une petite balade sympathique, et non fatiguante, nous arrivâmes près de la chute, mais manque de bol, dans un passé proche, un pan de montagne s'effondra sur le chemin y accédant, nous mettant dans l'impossibilité de se délecter du paysage. Nous décidâmes donc de continuer le chemin directement vers la seconde chute (là pas de piège) pour savourer pleinement une bonne baignade au pied de celle-ci.

Cette chute était annoncée à 1h30 de la première, avec une difficulté plus importante. Il faut savoir que pour aller à la 3ème chute, le chemin était complètement aménagé, ce qui ne fût pas le cas pour la seconde. Là commença réellement la randonnée. Dans une forêt complètement sauvage, entourés de verdure et d'humidité, nous montâmes des côtes très ardues, traversâmes des rivières à fort courant, escaladâmes limite des rochers, bref nous en chiâmes pas mal. Cette ascension vers la 2ème chute était une véritable aventure, où nous nous sommes maintes fois perdus (enfin deux trois fois), essayant de suivre les petits carrés jaunes peints sur quelques arbres pour nous diriger. Mais quel bonheur par là d'être lâchés dans une nature vierge, dépourvue de toute trace d'humanité, contemplant les fougères arborescentes, les racines contreforts immenses de certains arbres, et buvant naturellement l'eau de la rivière que nous longions. En somme, ce fût pas mal de souffrances pour énormément de plaisir, prenant plaisir à chaque instant des merveilles qui nous entouraient.
Arrivés enfin à proximité de la seconde chute, complètement morts d'une rando qui dura bien plus qu'une heure et demi, avec nos détours, deuxième déception. Nous lûmes ici un panneau indiquant que cette chute était innaccessible, à partir du petit pont à la "indiana jones", depuis plus de 4 ans. Nous vîmes quand même cette superbe cascade de 110m de haut, mais ce fût loin d'être notre dernier mot quant à accéder enfin à une de ces chutes du carbet. Relativement dépités et surtout complètement finis physiquement, après bien 4h de marche dans une atmosphère saturée en eau, et donc complètement trempés (malgré le beau temps), nous débarquâmes aux abris aménagés non loin de la 2ème chute, pour y installer notre bivouac.

Après avoir installé nos hamacs et retrouvé nos compatriotes que nous n'avions pas croisé de la journée, nous passâmes la soirée à faire des mimes, assis sur nos bancs, trop crevés pour bouger notre cul, et accompagnés de quelques trembleurs et sporophylles, ainsi que de mangoustes et de rats. Nous nous couchâmes relativement tôt, enfin je suppose. Dans la nuit, certains invités se sont invités sous nos carbets, à savoir les rats. Ces peits saligauds ont senti la bouffe que nous avions, et ont essayé de chiper de la nourriture, notamment dans mon sac de rando, effectuant quelques légères morsures sur le tissu. Ils décidèrent aussi de nous embêtés plus activement, ceci en se promenant le long du hamac de Tof, et arrivant même à rentrer dedans à un moment. Ce fût la seule mésaventure de la soirée; autrement, comme d'habitude, nous avons formidablement bien dormi dans nos hamacs, après notre journée harassante.

Pour la seconde journée, je vous raconterai cela demain car qui dit samedi soir, dit soirée, et il faut que je me dépêche, donc à demain pour la suite des réjouissances.

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