
Alors que la crise en Guadeloupe en était encore à ses débuts (commencement le 20 janvier à peu près), que les blocages fleurissaient partout et qu'on commençait à être en rade d'essence, nous décidâmes avec 3 compatriotes d'aller nous expatrier à La Désirade, ce fut du 24 au 26 janvier.
Pourquoi La Désirade d'abord ? bé d'une parce que c'était la seule île où nous pouvions aller, à cause des blocages, et que c'était la dernière des îles de la Guadeloupe que nous n'avions pas encore fait. La Désirade, c'est une petite île de pêcheurs, où il fait bon vivre, car elle n'est pas très touristique. En plus, elle a une particularité intéressante, c'est que la plupart de sa surface constitue un plateau (qui est donc en hauteur), où on peut s'émerveiller devant la forêt sèche (ce qui change de la forêt humide de Basse-Terre). Ainsi, après avoir passé la nuit sur la plage du Souffleur (et mangé quelques amandes), nous décidâmes le lendemain matin de gravir les 250 m (à peu près) de dénivelé pour atteindre le plateau et son ambiance complètement dépaysante.
Après une marche éreintante dans cette pente abrupte, et sur un tout petit chemin, en plein cagnard, quel plaisir de contempler la vue qui s'offrait à nous ! Mais ce n'était que le début, puisque après nous attendait la forêt sèche (qui nous a fait malgré tout bien transpiré !). Pour aller se promener dans cette forêt, nous suivâmes l'ancien lit d'une rivière, et nous découvrîmes sur la route avant d'atteindre le coeur de la forêt des grottes. Notre cher ami Tof pût ainsi faire l'homme de Cromagnon, et nous y trouvâmes un lieu assez frais pour faire une tit'pause.
Ensuite, après un peu d'escalade et pas mal de marche, nous pûmes admirer et profiter de cette forêt sauvage, où nous croisions souvent des grosses termitières, certaines posées à une quinzaine de mètres de hauteur, et des magnifiques arbres, plus hauts les uns que les autres. Cette randonnée constitua l'essentiel de notre périple à La Désirade, où nous étions hors de portée de la crise, de plus en plus active.
Après cette rando, nous redescendâmes sur une autre plage, proche de l'embarcadère où nous devions partir le lendemain matin, et où nous pûmes nous reposer, après cette dure journée sportive.
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